Gros plan d’un papillon perché sur des fleurs violettes vibrantes dans un jardin.

Jardiner sans pesticides

Insecticides, herbicides et fongicides de synthèse ne sont pas les seules solutions pour limiter les nuisibles et les maladies au jardin. Il est possible d’adopter des alternatives reposant sur des pratiques de jardinage, des préparations maison et une gestion adaptée des plantations. Découvrez nos conseils pour réduire l’usage de produits phytosanitaires grâce à des méthodes inspirées du jardinage traditionnel, à des associations de plantes et au recours à la biodiversité. L’objectif : favoriser l’équilibre du jardin et maintenir un espace vert sain.

Une personne pulvérisant de l’eau sur des fleurs dans un jardin.

Matériel à prévoir et infos pratiques

 

• Niveau de difficulté : facile

• Durée : quelques jours à plusieurs semaines

• Les bons outils : arrosoir, transplantoir, pulvérisateur, couteau désherbeur, savon noir, bicarbonate de soude, bouille bordelaise…

• Période de l'année idéale : toute l’année

Mise en œuvre

 

Tout d’abord, choisissez des plantes résistantes, aussi bien aux maladies qu’aux nuisibles. Les végétaux doivent donc être adaptés au climat de votre région et à votre sol mais aussi être installés à la bonne exposition en fonction de leurs besoins. La rotation des cultures est un élément clé. Elle consiste à changer les plantations et végétaux cultivés d’une année sur l’autre, pour ne jamais faire pousser la même espèce au même endroit.

Un jardin sans pesticides peut également intégrer une diversité de végétaux et d’aménagements. Pour cela, il est possible de créer différentes zones : arbustes à fleurs, zones humides, point d’eau ou abris. Laisser un espace du jardin à l’état plus spontané peut aussi favoriser la présence d’insectes pollinisateurs et d’autres espèces utiles.
 

  • Les bons gestes à adopter :

- Vous souhaitez vous débarrasser des mauvaises herbes ? Oubliez les désherbants chimiques ! Il suffit de retirer manuellement les adventices à l’aide d’un couteau désherbeur.

- Fertiliser le sol ? Oui, mais en privilégiant des amendements organiques ou du compost.

- L’arrosage doit également être bien dosé pour ne pas encourager la moisissure et l’apparition des maladies.

- Une plante malade ? Une partie d’un végétal atteint ? Coupez-les et jetez-les ! Il ne faut pas les laisser au sol ou les mettre au compost afin d’éviter la propagation des maladies.

A person watering plants in a garden using a hose.

   • Les bons outils :

- Un arrosoir ou un tuyau d’arrosage pour bien doser l’apport en eau.

- Un pulvérisateur permettant d’appliquer une préparation maison destinée à accompagner le soin des plantes fragilisées.

- Un couteau désherbeur pour supprimer les mauvaises herbes manuellement.

- Des produits couramment utilisés au jardin, comme le savon noir, le bicarbonate, le purin d’orties ou la bouillie bordelaise, à employer dans le respect des usages recommandés.

- Un transplantoir pour effectuer le compagnonnage.

Quels produits utiliser ?

Certaines préparations couramment employées au jardin peuvent aider à limiter la présence de ravageurs ou de maladies lorsqu’elles sont utilisées dans de bonnes conditions.

Par exemple, une solution à base de savon noir dilué dans de l’eau peut être pulvérisée sur le feuillage pour réduire la présence de pucerons, de préférence par temps sec et en dehors des heures de fort ensoleillement.

En cas de mildiou sur les tomates ou les pommes de terre, un mélange de bicarbonate de soude, d’eau et de savon peut être appliqué à l’aide d’un pulvérisateur, une fois par semaine, idéalement tôt le matin, en complément de bonnes pratiques culturales.
Contre l’oïdium au potager ou sur la vigne, la bouillie bordelaise peut être utilisée conformément aux recommandations d’usage et à la réglementation en vigueur.

Une personne tenant un pulvérisateur de jardin, entourée de fleurs violettes et de feuillage vert.

Il est également possible de tester certaines pratiques traditionnelles utilisées au jardin. Par exemple, des pièges à base de bière peuvent être disposés au verger ou au potager pour limiter la présence de limaces. D’autres matériaux, comme la cendre, le marc de café ou la sciure de bois, peuvent être placés autour des plantations pour créer une barrière physique.

Pour les mouches et moucherons sur une terrasse, certaines personnes utilisent des agrumes disposés à proximité des zones concernées. Enfin, pour l’entretien des allées ou des surfaces minérales, de l’eau chaude issue de la cuisson peut être utilisée ponctuellement, dans le respect de la réglementation et des surfaces traitées.

Une personne utilise un outil de jardinage pour enlever les mauvaises herbes d’une allée pavée dans un jardin résidentiel.

Quelle végétation privilégier ?

Certains végétaux sont traditionnellement associés à des pratiques de compagnonnage au potager. Leur présence à proximité de certaines cultures est parfois utilisée pour limiter la présence de nuisibles.

Par exemple, le ricin est souvent planté près des pommes de terre, ou les œillets d’Inde à proximité des carottes et des poireaux. D’autres associations, comme le fenouil, la menthe ou la sauge près des choux, sont également couramment citées.

Certaines plantes aromatiques, comme la menthe, le laurier ou la sauge, sont parfois disposées dans des zones fréquentées par des rongeurs. Le basilic ou la lavande peuvent aussi être cultivés en pots sur une terrasse.

Il existe enfin des associations de cultures dites « compagnes », comme les carottes et les oignons ou les choux et les asperges, souvent mentionnées dans les pratiques de jardinage traditionnel.

Un oiseau boit de l’eau d’un étang entouré de rochers et de verdure.

Quels prédateurs attirer ?

Les auxiliaires du jardin sont des organismes qui participent aux équilibres biologiques. Certaines espèces, comme les coccinelles, les cloportes ou les perce-oreilles, sont fréquemment observées dans les jardins et peuvent se nourrir de différents insectes.

Pour favoriser leur présence, il est possible de planter des haies champêtres, des massifs d’arbustes et des vivaces variées. Laisser un tas de bois ou de feuilles mortes dans un coin du jardin peut également servir d’abri à certaines espèces, comme les hérissons.

L’installation de nichoirs et de points d’eau peut aussi contribuer à accueillir les oiseaux dans le jardin.

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